C’est un vendredi, après une semaine de travail épuisante sous un soleil de plomb, que je décide de prendre la route, direction Bouresse. Un petit village situé a quelques kilomètres de Poitiers, ville du Futuroscope, ou un ami Sébastien P. m’attend, pour me faire découvrir quelques plans d’eau, ou il organise un enduro. Ce domaine, est composé de trois plans d’eau, perdu au milieu d’une nature verdoyante et dont les superficies et leurs configurations différentes peuvent laisser présager des parties de pêche prometteuses.

Arrivé à l’entrée du domaine, c’est par un court chemin que l’on accède à la maison du gardien ou vous pouvez laisser la voiture sans aucune crainte, (le temps de régler les modalités de votre séjour). Sébastien m’accueille chaleureusement, et c’est donc ensemble que nous entamons la visite des lieux.
Le Club House d’abord, situé sur l’étang au centre du domaine, n’a rien a voir avec une simple cabane comme on en trouve au bord de certains plans d’eau. Ici, c’est un véritable petit chalet, avec une cuisine toute équipée (ou le ‘‘cuisto’’ s’affère a sa tache, afin de préparer le repas pour les multiples équipes présentes sur les lieux) un grand salon avec cheminée et coin télé (avec le satellite) sanitaires et douches se trouvant quant a eux a l’arrière…..
Puis les trois plans d’eau, ou le cheptel de carpes est plus qu’honorable.
Le premier d’une superficie de 11 hectares, est situé sur la partie haute du domaine. Une presque-ile domine la rive droite de l’étang. Les profondeurs, m’explique Sébastien, varies de 2.50m a 4.50m sur la berge ou nous nous trouvons, face a l’ile, et de 0.80m a 2.50 m sur le versant opposé. Ce jour là, une brise légère souffle et permet de créer une activité sur le plan d’eau. Les carpes nous saluent par de jolis sauts ou marsouinages tout autour de l’ile située au centre.
Le second, plus petit, environ 8 hectares, est situé au milieu du domaine. D’une configuration différente, il a une profondeur régulière de 1.50 m avec quelques ‘’fosses’’ avoisinant les 2.50 m.
Vers celui-ci va ma préférence en le découvrant. De nombreux petits ilots disséminés sur toute la surface, et sa faible profondeur, rendent la pêche plus technique.
Enfin, le troisième étang, le plus petit de tous avec une surface de 3 hectares, est jonché de petites iles, autour desquelles se développent potamots, nénuphars et autres plantes aquatiques. Sébastien me dit que, malgré sa faible étendue, cet étang réserve de belles surprises, et que les équipes y ayant tiré les postes, avec une bonne approche, pourraient faire la différence.
Au fur et a mesure que nous progressons sur le domaine, Sébastien me dit que quelques équipes sponsorisées ont été invitées pour pouvoir donner un attrait supplémentaire à l’enduro. Intérêt non pas dans un but lucratif, (même si les prix offerts par les sponsors étaient généreux) mais plutôt pour que les pêcheurs comme vous et moi puissions, avec quelques personnes du ‘’monde’’ carpiste, partager en toute liberté, des idées sur les différentes approches d’amorçages, de montages et autres sujets se rapportant a notre pêche.
Sous la dénomination d’enduro se ‘’cache’’ en faite un gros moment de convivialité autour de cette passion qui nous anime.
Après quelques kilomètres sous un soleil de plomb, nous arrivons sur un poste situé sur l’étang le plus grand ou Sébastien a installé son ‘’quartier général ‘’ pour la gestion de l’enduro.
Nous nous posons tranquillement autour d’un rafraichissement et discutons de sa passion pour la pêche de la carpe ainsi que sur ce qui l’a amené a organiser cet l’enduro.
Sébastien, peux tu nous parler un peu de toi ?
S.P : bonjour, je suis bucheron et chef d’entreprise. Je pratique la pêche de la carpe depuis 25 ans environ. J’ai commencé avec mon père lorsque j’étais enfant, avec les fameux ressorts a appât que nous avons tous connu. Et depuis je continu de me faire plaisir en pratiquant quelques sessions tout au long de l’année, sur des domaines privés, sur toute la France.
Quelle est ton approche sur les lacs ou tu pêches ? Quels types d’amorçages, de montages… ?
S.P : Habituellement, après un repère des lieux a l’échosondeur, quand il est autorisé, j’amorce souvent assez lourdement avec de la graines et du pellet sur différents secteurs pour pouvoir faire rentrer les poissons. Je rajoute quelques kilos de billes solubles, réalisées par une société vendéenne chez qui je me fournie et qui me roule des billes en exclusivité. Concernant les montages, j’utilise beaucoup le combi-link, avec un fluoro d’un assez gros diamètre.
Pour qu’elle raison as-tu organisé cet enduro ?
S.P : Depuis quelques années, nous organisions l’enduro sur un autre étang du département de la Vienne. Malheureusement, pour des raisons techniques (Nb : la digue de l’étang ou se déroulait habituellement l’enduro était en rénovation) nous avons du trouver un autre site. J’ai donc contacté Jean-Noël qui a de suite accepté. Ce domaine privé était une destination idéale pour pouvoir organiser un enduro différent, ou des équipes amateurs et sponsorisées se côtoieraient.
Nous voulions organiser quelque chose de conviviale. Quelques personnes du monde carpiste on répondues présentes, tel que Christophe Cornolo et Vasco et Ferreira par exemple.
Sébastien, merci pour ces quelques informations.
Sous cette chaleur, peu de poissons on été pris durant la journée ou j’étais présent, une miroir de 16,750 kg débutait le bal en début de matinée, mais cela n’a en rien entamé la motivation des différentes équipes, et la bonne humeur aura été présente toute au long de la journée.
En début de soirée, je prenais donc congé de Sébastien et de ce lieux plein de promesses pour la nuit a venir, et jusqu’à la fin de l’enduro.
Je repartais ravi d’avoir découvert cet endroit, des images d’une nature magnifique plein la tete, d’avoir rencontré des personnes ouvertes et extremement sympathiques, malgré leur notoriété au sein des revues de presse carpiste, et l’envie de prochainement venir y établir mon campement pour une session qui, je l’espere, sera mémorable……..
Un grand merci à Sébastien et Jean-Noël pour leur accueil, Christophe pour le ravitaillement en boisson fraiche, tant appréciée par nos amis Marseillais et pour sa bonne humeur et aux différentes équipes qui m’ont reçu amicalement avec le verre de l’amitié…..
A travers ce petit reportage, je ne fais en aucun cas de publicité pour ce domaine privé. J’ai simplement voulu faire découvrir une partie de ma région, ou les lacs et étangs ne sont pas légions, et par la même occasion, rendre hommage a un ami qui a co-organisé cet enduro.
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