Il existe 24 espèces d'esturgeons sur la planète. L'aire de répartition des Acipenséridés (la famille des esturgeons) couvre l'ensemble de l'hémisphère nord. On dénombre 4 espèces sur le Bassin Atlantique, 8 sur le Bassin Pacifique, 1 sur la Façade Arctique , 9 sur les bassins de la Mediterranée, de la Mer Noire, de la Mer Caspienne et de la Mer d'Aral et 2 dans le centre de l'Amérique du Nord. Cependant, sur ces 24 éspèces, seules 9 d'entre elles colonisent les eaux douces.

Aussi curieux que cela puisse paraitre, ce grand poisson aspire les petits invertébrés du fond : crustacés, mollusques, larves d'insectes, écrevisses etc.
Les géniteurs fraient durant les mois de juin et juillet, sur fond de graviers principalement. La progéniture deviendra adulte au bout de 12 à 14 ans !
Esturgeon Transmontanus (Acipenser Transmontanus)


Encore appelé esturgeon blanc, on le trouve beaucoup sur la côte ouest du continent américain où il migre entre l'Océan Pacifique et les grands fleuves du continent. En 1892, un spécimen de 800 kg aurait été mis au sec et exposé durant l'Exposition Universelle de Chicago. En 1912 dans le fleuve Colombia, un poisson de 580 kg pour 3,80 mètres a été capturé.
Esturgeon Baeri (Acipenser Baeri)



Connu aussi sous le nom d'esturgeon sibérien, il vient des grands fleuves de Sibérie et de l'Océan Artique.
Il a été introduit dans notre pays par erreur (c'est classique !), en effet, c'est éspèce est très répandue dans les piscicultures pour des raisons commerciales et des individus se sont bien évidemment échappés. Par conséquence, cette éspèce n'est en aucun cas autochtone.
Il existe aussi en France l'esturgeon commun ou esturgeon européen (Acipenser Sturio) cependant il ne semble pas être pêché sur nos plans d'eaux qui ne possèdent selon toutes apparences que les deux éspèces citées ci-dessus.

On le trouvait pourtant autrefois souvent dans notre pays et ses grands fleuves tels que le Rhône, la Saône, la Garonne, la Loire mais cependant, il ont été pêchés à l'excès et pour couronner le tout, les ouvrages hydrauliques crées par l'Homme pour dompter ces fleuves ainsi que la pollution n'ont fait qu'accentuer le phénomène.
On le capture de la même manière qu'une carpe, et bien souvent c'est lui qui nous surprend lors d'une session carpe, c'est à dire à la bouillette, aux graines et aux divers produits utilisés actuellement pour attraper nos cyprinidés favoris. De plus, (ça devrait plaire à Higgins
) compte-tenu de la taille de leur bouche, il n'y a pas besoin de se soucier de la grosseur et de la quantité d'esche. Ajouté à celà, il est recommandé d'utiliser un amorcage massif d'autant plus que selon les spécialistes, ils ne semblent pas avoir la mémoire associative des carpes.
La touche est souvent assez brutale et les combats exceptionnels, cependant compte-tenu de la taille des spécimens que nous avons en France, un matériel prévu pour la carpe fait parfaitement l'affaire.
Tout comme pour l'Amour blanc, il est fortement conseillé de le remettre à l'eau très rapidement après la prise et de ne jamais utiliser de sacs de conservations, c'est en effet un poisson fragile lorsqu'il n'est pas dans son élément aquatique.
Merci au Club Carpe de le Gaule Niortaise http://perso.wanadoo.fr/ccgn/index.htm pour leurs précieuses informations concernant ce poisson ainsi que pour leur photos !